Somalie, texte et légendes

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Article du MONDE

Somalie : plus de 130 morts dans l’un des attentats les plus meurtriers du pays

Deux véhicules piégés ont explosé à Mogadiscio. Un bilan provisoire fait état de plus de plus d’une centaine de morts et de 200 à 300 blessés.
Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters Le 15.10.2017 à 15h06 • Mis à jour le 15.10.2017 à 19h20

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Russie

Aux slogans de « Bon anniversaire! » ou « Poutine, honte de la Russie », plusieurs milliers de partisans de l’opposant Alexeï Navalny, actuellement en prison, ont manifesté dans toute la Russie samedi le jour des 65 ans du maître du Kremlin, à cinq mois de la présidentielle.

Avant un défilé prévu dans la soirée à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), où est né M. Poutine, des rassemblements ont eu lieu dans environ 80 villes de Vladivostok (Extrême orient) à l’enclave de Kaliningrad sur la Baltique à l’appel du charismatique opposant de 41 ans.

Une centaine d’arrestations a été recensée par l’ONG spécialisée OVD-Info, surtout en province, notamment Ekaterinbourg dans l’Oural ou Samara sur la Volga.

La mobilisation, comme la réponse policière, semble avoir été nettement inférieure aux manifestations du printemps rassemblant des dizaines de milliers de personnes, souvent très jeunes. Elle constitue cependant un défi direct au président russe, qui sauf énorme surprise devrait briguer un quatrième mandat, le jour de son anniversaire habituellement marqué par de nombreux souhaits élogieux.

A Moscou, plus d’un millier de personnes se sont réunies sous les averses sur la place Pouchkine et la rue Tverskaïa, au centre la capitale, malgré l’interdiction opposée par les autorités, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Je veux stopper les agissements de Poutine », a déclaré à l’AFP une manifestante de Moscou, Maria Antonienko, une étudiante de 18 ans. « Je ne veux pas d’un régime asiatique ou à la nord-coréenne ».

La police a fait état de 700 manifestants. D’importantes mesures de sécurité avaient été déployées mais les forces antiémeutes n’ont pratiquement pas perturbé la marche des protestataires, contrastant avec la dernière manifestation de juin marquée par un millier de manifestations dans la capitale et un recours aux matraques sans ménagement.

« Je ne soutiens pas Navalny mais je suis ici car je pense qu’il a le droit d’être candidat aux élections », a expliqué à l’AFP Orest Tchertchessov, 43 ans.

Bien qu’il se soit imposé ces derniers mois comme l’opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny a peu de chance de pouvoir se présenter. La commission électorale centrale a prévenu en juin qu’une précédente condamnation de justice pour détournement de fonds le rendait inapte pour la présidentielle.

Vladimir Poutine, au pouvoir en Russie depuis fin 1999, ne s’est officiellement pas encore déclaré candidat pour ce scrutin, même si personne ne doute vraiment dans le pays qu’il sera candidat à sa succession.

L’opposant est détenu pour la troisième fois cette année pour appels à des manifestations non autorisées, depuis qu’il a été condamné lundi à 20 jours de prison, ce qu’il avait dénoncé comme un « cadeau pour l’anniversaire de Poutine ».

L’opposant, qui dénonce la corruption des élites russes depuis des années a multiplié ces dernières semaines les meetings visant à élargir sa base électorale dans de nombreuses villes russes.

La manifestation la plus symbolique samedi devait avoir lieu à Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, où le président russe est né et a gravi les échelons politiques. Cette manifestation, prévue sur le Champ de Mars, en plein centre de l’ancienne capitale impériale russe, n’a pas été autorisée, tout comme la majorité des rassemblements de l’opposition.

Avant même qu’elle ne commence, deux responsables de l’équipe de campagne d’Alexeï Navalny ont été interpellés samedi matin et devaient être présentés à un juge, a indiqué une porte-parole à l’AFP.

Vladimir Poutine avait prévu de marquer l’événement en petit comité avec ses proches mais il a aussi présidé une réunion du conseil de sécurité de Russie au milieu de la journée, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Les messages de félicitations au chef de l’Etat sont traditionnellement nombreux ce jour, notamment sur les réseaux sociaux.

« Vladimir Poutine a rendu à la société le sentiment de l’amour et du respect envers sa patrie », a écrit ainsi Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie, république du Caucase russe, dans un message sur Instagram, ajoutant que la Russie serait « toujours un empire très puissant ».

Le gouverneur de la région de Tambov (environ 400 km au sud-est de Moscou), Alexandre Nikitine et de haut responsables locaux ont planté samedi 65 pommiers comme « symbole de l’unité avec Vladimir Poutine ».

Naturalia

Vol en réunion : procédure diligentée contre deux lyonnais âgés de 23 et 24 ans, interpellés le 01.10.2016 à 03h00, à l’angle de la rue Childebert et du quai Jules Courmont à LYON 2ème par un équipage de l’unité de sécurité de proximité locale. Ils venaient, en état d’ivresse, d’entrer dans le magasin « NATURALIA », 37 quai Saint-Antoine à LYON 2ème, par la porte de service laissée ouverte et de dérober des denrées. Ils ont reconnu les faits.

Egypte

Dix-sept hommes de 17 à 35 ans, soupçonnés d’être homosexuels, ont comparu dimanche à huis clos devant un tribunal du Caire pour « débauche » et « incitation à la débauche », ont indiqué des sources judiciaires.

Aucune information n’a filtré sur le déroulé de cette audience interdite d’accès aux journalistes et les avocats de la défense n’étaient pas joignable dans l’immédiat.

Une nouvelle audience doit se tenir fin octobre dans ce procès qui s’inscrit dans un contexte de répression accrue contre l’homosexualité en Egypte.

Le code pénal égyptien ne prohibe pas textuellement l’homosexualité mais des arrestations pour « incitation à la débauche » ou « mépris de la religion » visent des homosexuels présumés.

Parmi les 17 personnes jugées dimanche, au moins six ont été arrêtées après avoir brandi le drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) lors d’un concert du groupe libanais Mashrou’ Leila, connu pour sa défense des droits des LGBT, le 22 septembre au Caire.

« Que le parquet égyptien fasse une priorité de traquer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle présumée est profondément déplorable. Ces hommes devraient être libérés immédiatement et sans condition, pas traduits en justice », écrivait Amnesty International samedi dans un communiqué.

L’utilisation par les autorités des applications de rencontre comme Grindr dans le cadre de la répression et leurs interventions dans des lieux fréquentés par des homosexuels a notamment provoqué la panique au sein de la communauté.

Le Conseil supérieur de régulation de la presse, un organe officiel, a interdit samedi toute « promotion de l’homosexualité » dans les médias, qualifiée de « maladie honteuse à cacher ».

« Nous avons recensé au moins 22 personnes arrêtées depuis le concert », de Mashrou’ Leila a de son côté affirmé Dalia Abd el-Hameed, une responsable à l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR).

Les ONG Human Right Watch et Amnesty International ont appelé le gouvernement égyptien à cessé sa répression contre les homosexuels.

En avril 2016, 11 hommes soupçonnés d’être homosexuels avaient été condamnés en Egypte à des peines allant jusqu’à 12 ans d’emprisonnement pour « incitation à la débauche », provoquant une vague d’indignation internationale.

 

Strasbourg Autoroute

Entre 2.300 et 3.000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont défilé samedi à Strasbourg contre un projet de contournement autoroutier de la capitale alsacienne, dont la construction doit débuter au 1er trimestre 2018.

Selon les manifestants, ce projet est « inutile » et « dévastateur » pour l’environnement.

Les opposants au projet GCO (« Grand contournement Ouest » de Strasbourg) – agriculteurs venus sur des dizaines de tracteurs, militants d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV), de La France Insoumise (LFI) et plusieurs maires de communes situées sur le tracé prévu de l’autoroute – ont défilé derrière une banderole: « Pour un avenir sans GCO ».

« GCO non merci ! », « Hulot, du culot », pouvait-on lire sur des pancartes, enjoignant le ministre de l’Écologie à prendre position sur le projet. Des manifestants étaient en costumes d’animaux ou coiffés de bonnets phrygiens.

« Le prix à payer est beaucoup trop élevé pour notre environnement », a dit à l’AFP Stéphane Giraud, président de l’association Alsace Nature. « On demande un moratoire au gouvernement », a-t-il affirmé.

Le projet GCO -évoqué dès les années 1970, régulièrement abandonné avant d’être relancé à la fin des années 1990- a pour but de délester l’autoroute A35, régulièrement engorgée, en absorbant le trafic du nord au sud de l’Alsace.

Le gouvernement a concédé début 2016 à Arcos, filiale du groupe Vinci, la construction de cette rocade de 24 km, qui sera payante.

Ce chantier de 550 millions d’euros a pris du retard sous la pression constante d’opposants qui multiplient manifestations et recours juridiques. Initialement, Vinci évoquait une date de mise en service à l’automne 2020, mais un report est de plus en plus probable.

En juillet, les experts du Conseil national de protection de la nature ont rendu un avis défavorable. Cet avis a entraîné le report de l’enquête publique préalable au démarrage des travaux autoroutiers, initialement prévue à la fin de l’été 2017.