Australie : Des millions d’hectares détruit par les incendies

Depuis Septembre 2019, l’Australie subit les incendies les plus dévastateurs qu’elle ait jamais connue. Plus de dix millions d’hectares ont été détruits par les feux, ce qui a causé la mort de millions d’animaux.

C’est une vague de chaleur et une sécheresse historique qui perdure depuis trois ans en Australie. Le vent et la sécheresse ont entraîné la généralisation de nombreux incendies colossaux et meurtriers, notamment pour la faune.
Malgré que le pays soit habitué aux feux de brousses à cette époque, cette saison, les incendies ont pris une dimension catastrophique.

On parle alors de catastrophe écologique sans précédent qui est le résultat de trois facteurs combinés : des températures caniculaires, une forte sécheresse et des vents violents.
Suite à ces causes d’incendies, le débat national sur la lutte contre le réchauffement climatique a été ravivé.
Mais selon le premier ministre australien, Scott Morrison, ces feux font partie intégrante de la vie des Australiens et Australiennes. Or, avec les changements climatiques, les périodes de sécheresses s’accentuent, les feux commencent plus tôt, durent plus longtemps et sont plus extrêmes. Ils sont aussi plus imprévisibles. ( Source : GreenPeace)
Les feux de contrôle ne sont plus efficaces face à la météo extrême et les recherches scientifiques montrent que leur efficacité est proche d’être nulle lorsque les conditions climatiques deviennent extrêmes, comme c’est le cas cette année. (Source : Le Monde)

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Représentation 3D des incendies en Australie d’après les données de la NASA (FIRMS) du 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020.

Ces incendies ont faits des dégâts démesurés et une grande partie des terres du continent est partie en fumée, plus de dix millions d’hectares ont brûlés soit l’équivalent de la Bulgarie.

Cette superficie est immense puisqu’à l’échelle de la France cela représente alors l’équivalent de seize départements.

Sur la carte ci-dessous, le cercle représente approximativement l’ensemble des terres brûlées en Australie (132 km de diamètre). Il contiendrait ainsi toute l’Ile-de-France, et bien plus.

Le nombre d’hectares brûlés n’est pas ici les seuls chiffres marquants de ces péripéties puisque 34 personnes sont mortes et des dizaines de milliers d’Australiens ont dû évacuer leurs domiciles pour fuir les feux de forêt.
Mais ce qui pourrait être le plus effrayant dans ces incendies meurtriers c’est la disparition de plus d’un milliard d’animaux qui aurait péri dans les flammes, dont 800 millions dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, selon une nouvelle mise à jour de l’évaluation de l’Université de Sydney. Seuls les mammifères, oiseaux et reptiles ont été comptabilisés dans ce calcul mais pas les insectes, chauve-souris et amphibiens. Le bilan total serait donc beaucoup plus lourd.D’après le professeur Dickman, la plupart des animaux sont morts directement dans la chaleur et les flammes. Ceux qui ont réussi à fuir ne survivent malheureusement pas, pour cause du manque de nourriture, d’abri mais aussi avec les prédateurs comme les chats sauvages et les renards. Cela va de même pour les oiseaux et les animaux capables de fuir vers des zones non affectées par les incendies, ils se retrouveront en concurrence avec les animaux déjà présents, ne pourront trouver leur place et finiront pas mourir.
Pour parvenir à ces chiffres, Chris Dickman s’est appuyé sur une étude publiée en 2007 par le World Wild Fund à laquelle il avait participé.

Une course contre la montre a donc commencé pour sauver un maximum d’animaux, notamment des koalas qui sont particulièrement vulnérables aux feux de brousse, car ils se déplacent lentement et vivent dans les eucalyptus qui brûlent rapidement et avec intensité. Quand les incendies s’abattent sur leur territoire, ils n’ont souvent pas le temps de s’échapper et peuvent être incinérés, notamment dans les feux de cime qui font des ravages sur la canopée, leur lieu de vie.

 

Des précipitations violentes mettent fin à la majorité des incendies.
Finalement,  le 17 janvier 2020, les précipitations abondantes ont fini par éteindre la majeure partie de ces incendies exceptionnels.
Le cumul de précipitations a atteint parfois 300 mm en Nouvelle Galles du Sud.
Le changement de temps a été brutal avec des orages violents, de fortes chutes de grêle et des tempêtes de poussières impressionnantes.