PMA

Remettre les paragraphes de cette dépêche AFP du vendredi 15 septembre 2017 dans l’ordre.

A

Les 22èmes Journées de la Fédération Française d’Etude de la Reproduction a réuni de mercredi à vendredi à Tours plus de 600 experts (gynécologues, biologistes, endocrinologues, urologues, andrologues et chercheurs) pour échanger sur les dernières avancées et les meilleures pratiques.

B

Selon le professeur Belge André Van Steirteghem qui codirigeait le Centre de médecine de la reproduction de l’Université libre de Bruxelles, où a été inventée la technique de fécondation assistée, la microinjection de spermatozoïdes (communément appelée ICSI, en anglais Intracytoplasmic Sperm Injection), l’ouverture de la PMA en France à toutes les femmes est « une heureuse nouvelle ».

C

Pour le professeur Guérif qui co-préside la journée et praticien au CHU Bretonneau de Tours dans le service Biologie et médecine du développement et de la reproduction, gynécologie médicale, « il s’agit d’un progrès si les femmes célibataires et lesbiennes ont droit à la procréation médicalement assistée, mais nous risquons la pénurie de dons de gamètes (gratuits et anonymes en France) ».

D

Avec l’ouverture à toutes les femmes de la procréation médicalement assistée (PMA), la France risque d’être confrontée à « une pénurie de dons de sperme », a estimé le professeur Fabrice Guérif, à l’occasion de la 22e Journée de la Fédération Française d’Etude de la Reproduction qui se déroule à Tours.

E

« Le fait d’être autre qu’hétérosexuelle doit être accepté. A Bruxelles, depuis le début des années 1980, nous avons pratiqué l’insémination artificielle avec spermes de donneurs. Aujourd’hui, des femmes lesbiennes viennent encore en grand nombre de France », a-t-il relevé. Cependant « En Belgique, nous n’avons jamais eu de pénurie de don de gamètes », a-t-il remarqué.

F

La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a annoncé mardi que l’accès à la PMA, actuellement réservé au traitement de l’infertilité chez les couples hétérosexuels, sera étendue aux femmes célibataires et aux couples lesbiens « probablement » en 2018 « avec les révisions de la loi bioéthique ».

G

Dans le cadre restreint actuel, « 3.000 couples seraient en attente. Rien qu’à Tours, un couple hétérosexuel doit attendre de 12 à 15 mois en moyenne pour bénéficier d’un don de sperme », a souligné le praticien. Cela peut remettre en cause le principe de la gratuité du traitement, selon des experts présents à Tours, qui relèvent que le coût, en Espagne, d’une insémination artificielle est estimé entre 800 et 1.500 euros.